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  • La Rédaction

ZAC Martelly : cela ne coûte rien, ce sont les grassois qui payent.



Le projet « phare » de la ZAC Martelly, lancé en 2012 par la municipalité dirigée alors par Jean-Pierre Leleux, puis par Jérôme Viaud, n’est toujours pas concrétisé. Loin sans faut.


Un projet aléatoire aux risques supplémentaires qui rappellent à s’y méprendre celui de la Médiathèque dont le budget originel a triplé depuis le début des travaux... sans que ces derniers ne soient finis.


Depuis, aucun travaux, rien, si ce n’est que les millions d’euros empruntés à l’Etablissement public foncier (EPF) se montent à 6M€ ! Cet établissement public est un organisme d’Etat qui a pour objectif de financer les acquisitions d’une collectivité le temps que celle-ci finisse de boucler le budget du projet envisagé. Les 6 M€ ont servi à l’achat de biens immobiliers dans la zone concernée. (Le garage Rolland fera l’objet d’un article ultérieur).


Ces 6M€ sont des emprunts différés et « masqués, qui sont de véritables bombes à retardement », selon le leader de Grasse à tous ensemble et autrement, Paul Euzière. Il met encore en garde les responsables municipaux et les Grassois : « Si le 31 décembre 2019, à l’échéance des premières conventions, les commerces, l’hôtel, le parking de 650 places (?), le cinéma multiplex ne sont pas réalisés, la Ville devra racheter ces biens à l’EPF. Or, le calendrier n’est pas du tout respecté et ces projets qui dépendent d’investisseurs privés sont aléatoires. »


Résultat des courses dans moins d’un an.


Il faut rajouter à ces 6 M€ les 4,2 M€ du garage Rolland, (acheté par SPL Grasse développement, qui à la suite de cette opération est en difficulté financière et a supprimé des emplois), ce qui fait monter le compteur des dépense à plus de 10 M€. Et on se demande bien où la Ville ira trouver ces 6 M€, elle qui est endettée à plus de 120% de son budget de fonctionnement, encore un prêt ?


Quand on pense que ce projet, selon les deux derniers maires, ne devait « rien coûter à la Ville », c’est encore raté ! D'après nos sources, la convention entre Bouygues et la Ville de Grasse qui aurait dû être signée en Février 2017, ne l'est toujours pas, le promoteur freinant des 4 fers, tant le terrain est miné, au sens propre comme au figuré. Pas de convention, pas de travaux...


Cette énième situation est visiblement la marque de fabrique de ces deux municipalités qui vont de projets ruineux, sans les réaliser, en emprunts, quelques fois toxiques. Tchilin, tchilin, le sourire aux lèvres.


C’est bien dommage car Grasse est une ville riche et elle devrait l’être encore plus. Plus de ne pas avoir de dettes inutiles et fantaisistes, et encore plus d’avoir la satisfaction d’être une ville bien gérée.


#Grasse #Grasse06

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