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  • La Rédaction

VVF Belambra : la Justice désavoue J. Viaud et son équipe



L’histoire est simple. Extraordinairement simple. Propre au microcosme grassois. Cela va de soit.


C’est l’histoire d’un maire, J Viaud, qui veut faire acheter à la commune qu’il dirige un terrain qui lui appartient déjà ! Avec sérieux. Pas moins.


Beaucoup pourraient penser que ce n’est pas de cette manière que l’on défend correctement les intérêts de la commune. Et bien non !


Beaucoup pourraient aussi penser que c’est de la folie. Et bien non !


Le maire et son équipe rapprochée en on décidé autrement.


Mais qu’est ce qui a bien pu les engager dans cette voie étrange, vouloir payer à Belambra 1,7 M€ ?


Ce qu’il y a de fantastique avec cette équipe municipale, c’est qu’elle dépense l’argent public en millions d’euros comme on dépense 10 euros, avec des délibérations en conseil municipal, le seul lieu où elle a le pouvoir. Et quel pouvoir. C’est certainement « l’art de perdre » l’argent public qui est le moteur de cette équipe municipale.


Heureusement la justice leur apprend l’art de gagner. Ou plutôt la façon de ne pas gaspiller l’argent public.


Revenons à l’affaire.


« L’équipe de M. Viaud a ainsi voté le rachat pour 1,7 million du VVF Belambra dont la Ville est pourtant propriétaire et qu’elle récupérera sans rien débourser en 2026. » ! Déplore P. Euzière, qui précise encore : « On ne peut pas racheter ce qui nous appartient, ou alors au plan pénal, c’est un détournement de fonds publics ».


Mais pourtant il y a des contrôles de légalité qui s’effectuent ?

Et bien oui, et non. Le préfet n’avait alors rien vu d’anormal dans cette opération.


Lors du débat en conseil municipal du 20 septembre 2016, Damien Voarino, Paul Euzière et Ludovic Brossy pour le groupe "Grasse à Tous-Ensemble et Autrement", Philippe-Emmanuel de Fontmichel, Myriam Lazreug et S. Cassarini avaient tour à tour souligné combien cette dépense de 1,7 million était injustifiée et injustifiable.


J. Viaud, et ses adjoints, P. Westrelin (aux Finances) et l'avocat C. Morel (à l'Urbanisme) n'avaient rien voulu entendre.


C’est cette délibération que le tribunal administratif (saisi le 30 septembre 2016), vient d’annuler. Il a jugé illégale et annulé la délibération du 20 septembre 2016 par laquelle, J. Viaud, avait fait approuver « le principe de la rupture anticipée du bail emphytéotique du 9 juillet entre la commune de Grasse et la SCI "Grasse Vacances" moyennant une indemnité globale de 1 700 000 €. »


Ouf !


« C'était prévisible. Nous l'avions dit en conseil municipal du 20 septembre 2016 et : le "rachat" (pour 1,7 million) par la ville de Grasse des terrains et bâtiments du VVF Belambra -qui lui appartiennent et qui lui reviendront en 2026 sans frais, dans le cadre du bail emphytéotique signé en 1966- était complètement illégal », précise encore P. Euzière, qui conclut : « Ils se sont entêtés à vouloir faire dépenser 1,7 million sur le budget communal dans une opération qui est, en tous points, scandaleuse. »


Prévisible ? Mais alors pourquoi avoir continué, contre vents et marées et jusque devant les tribunaux une dépense vouée à l’échec ? Contraire aux intérêts des Grassois.


Encore une énigme de gestion qui devra être éclaircie. Elle va aller enrichir le cimetière des illusions perdues de J. Viaud, qui pensait, une fois la mairie prise, avoir une voie royale devant lui.


La réalité aura vite fait de rappeler au jeune et fougueux maire « selfiste » qu’« Il y a loin de la coupe aux lèvres ». Surtout à Grasse.


Rappel : Voir le compte rendu partiel dans Nice Matin en cliquant ici


Après une heure d’âpres débats sur le caractère très surprenant d’une telle délibération, la majorité municipale dans son ensemble à voté pour, accompagnée par le Front National et les mots élogieux de JM Degioanni pour ce projet.


Grasse à Tous Ensemble et Autrement de Paul Euzière et l’Alternative de Philippe-Emmanuel de Fontmichel ont voté contre. Le groupe Alternative a porté l'affaire devant les tribunaux.


#Grasse #Grasse06 #JeromeViaud

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