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  • La Rédaction

Nice Matin à boulets rouges sur l’opposition à Jérôme Viaud


Ah, qu’il ne fait pas bon être dans l’opposition à Grasse, (sauf si l’on fait semblant comme M. Degioanni).


Dans les colonnes de Nice Matin et sa rubrique « Politiquement incorrect », animée par le chef des agences Antibes-Cannes-Grasse, Eric Farel y va franchement. Ça fuse de toutes parts.


Aux abris !


La rubrique du vendredi 15 mars 2019 en est un triste exemple.

Trois opposants au régime en place ont fait les frais de cette rubrique. Sans qu’ils ne puissent s’expliquer, se défendre : c’est plus facile, mais pas surprenant.


Le premier à « ramasser » est Chems Sallah. L’«exécuteur » des basses œuvres est Jean-René Laget « Responsable du RPF 06 », un micro parti allié d’abord au Front National puis maintenant à Jérôme Viaud. Ce Tourretan quasi inconnu, avait eu son « heure de gloire », il y a 6 ans, en déclarant sur un réseau social que les femmes qui avortent étaient des égoïstes et des nazis (voir le lien), communication reprise par tous les médias nationaux. Comment peut-il avoir les bonnes grâces du chef d’agence d’un journal comme Nice Matin avec un tel pédigree ?


Toujours pour mémoire, J-R Laget et quelques de ses amis avaient tenté, il y a un an de réunir des Grassois, sur le Cours, pour expliquer leur vision de la société. Nice Matin s’en était largement fait le porte-voix en publiant des articles biens sentis. Résultat ? Tout juste une trentaine de personnes, pas plus. Le pétard était foireux.


Cette fois-ci, le responsable du RPF 06, selon Nice Matin, « scrute » Chems Sallah, un ancien de la liste de Jérôme Viaud qui a quitté l’équipe municipale en total désaccord, vierge de « casserole ».


Pourtant J-R Laget va jusqu’à reprocher, pelle mêle, les sites que C Sallah suit sur sa page Facebook. Comme si le fait de suivre des pages Facebook qui ne plaisent pas, étaient plus important que de ne pas avoir de « casserole ». La police de la pensée du politiquement correct a frappé. Sans être contredite.


« Erudit ce Laget », conclu en toute sympathie Eric Farel, qui bien entendu n’a fait que retranscrire les propos tenus. A bientôt, J-R.




Le second à passer à la moulinette est Jean-Paul Camerano, lui aussi un ancien adjoint de la liste de Jérôme Viaud, parti, lui aussi, en profond désaccord avec le maire.


Le sujet ? J-P Camerano s’exprime sur la sortie de la pénétrante Grasse sud (précisément sur l’échangeur de la Paoute).

Il est à noter avant d’aller plus loin que le chef d’agence de Nice Matin n’a toujours pas évoqué dans « ses » colonnes, dans un article de la rédaction, en profondeur, les expropriations du projet de prolongement de cette pénétrante, qui fait réagir les propriétaires concernés, et consternés, mais aussi l’ensemble des Grassois.


Seul le communiqué de Grasse à tous-Ensemble et autrement a été publié.


Donc, Eric Farel, n’y va pas par quatre chemins pour évoquer les propos de J-P Camerano : « Comme les élections approchent, les loups sortent du bois. A Grasse il y en a pas mal. » Alors J-P Camerano et les autres opposants seraient des loups qui sortent du bois ? Rien que ça, c’est d’une violence !


Et là aussi, pas de droit de réponse, rien : c’est l’omerta. L’ancien adjoint de J Viaud n’aurait pas le droit de s’exprimer sur la sortie de la pénétrante, sans être traité de « loup qui sort du bois » ? Suit après la déclaration de J-P Camerano, mais avec une telle entame de sujet, le mal est fait et bien fait.


Le troisième élu à « écoper » est Stéphane Cassarini. Ce dernier est un « bon client » pour Nice Matin Grasse. Déjà un titre (23/2/19) : « Stéphane Cassarini contre le ROG et le RC Grasse », l’avait jeté à la vindicte publique, alors que le texte expliquait, calmement, précisément, les erreurs de l’élu… Comme si le titre et le texte avait été écrit par deux personnes différentes. Etrange cette schizophrénie.


Cette fois-ci Eric Farel en remet une couche sur Stéphane Cassarini. Dans un article, il laisse s’exprimer le président du Racing qui explique précisément les erreurs de l’élu… Sans que l’intéressé ne puisse répondre de ses erreurs, ou qu’est ce qui l’a incité à poser ses questions en conseil municipal. Rien. A charge.


L’opposant Paul Euzière a lui aussi été passé à la moulinette dans les colonnes de Nice Matin Grasse, sans ménagement, injustement. En tant qu’opposant, il sait le prix qu’ont à payer ceux qui disent la vérité et qui ne conviennent pas à l’orientation politique de Nice Matin et du maire.


Même si le travail de l’élu est juste et défend l’intérêt général.



#Grasse #Grasse06 #NiceMatin #JeromeViaud


Charte d’éthique professionnelle des journalistes


Il s’agit ici de la dernière version de la Charte de déontologie, fondatrice de la profession, adoptée par le Comité national en mars 2011, pour le 93e anniversaire du SNJ.


Le droit du public à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste, rappelé dans la Déclaration des droits de l’homme et la Constitution française, guide le journaliste dans l’exercice de sa mission. Cette responsabilité vis-à-vis du citoyen prime sur toute autre.


Ces principes et les règles éthiques ci-après engagent chaque journaliste, quelles que soient sa fonction, sa responsabilité au sein de la chaîne éditoriale et la forme de presse dans laquelle il exerce.


Cependant, la responsabilité du journaliste ne peut être confondue avec celle de l’éditeur, ni dispenser ce dernier de ses propres obligations.


Le journalisme consiste à rechercher, vérifier, situer dans son contexte, hiérarchiser, mettre en forme, commenter et publier une information de qualité ; il ne peut se confondre avec la communication. Son exercice demande du temps et des moyens, quel que soit le support. Il ne peut y avoir de respect des règles déontologiques sans mise en œuvre des conditions d’exercice qu’elles nécessitent.


La notion d’urgence dans la diffusion d’une information ou d’exclusivité ne doit pas l’emporter sur le sérieux de l’enquête et la vérification des sources.

La sécurité matérielle et morale est la base de l’indépendance du journaliste. Elle doit être assurée, quel que soit le contrat de travail qui le lie à l’entreprise.

L’exercice du métier à la pige bénéficie des mêmes garanties que celles dont disposent les journalistes mensualisés.


Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte ou exprimer une opinion contraire à sa conviction ou sa conscience professionnelle, ni aux principes et règles de cette charte.


Le journaliste accomplit tous les actes de sa profession (enquête, investigations, prise d’images et de sons, etc.) librement, a accès à toutes les sources d’information concernant les faits qui conditionnent la vie publique et voit la protection du secret de ses sources garantie.


C’est dans ces conditions qu’un journaliste digne de ce nom :


• Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles, même anonymes ;

• Respecte la dignité des personnes et la présomption d’innocence ;

• Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles ;

• Exerce la plus grande vigilance avant de diffuser des informations d’où qu’elles viennent ;

• Dispose d’un droit de suite, qui est aussi un devoir, sur les informations qu’il diffuse et fait en sorte de rectifier rapidement toute information diffusée qui se révèlerait inexacte ;

• N’accepte en matière de déontologie et d’honneur professionnel que la juridiction de ses pairs ; répond devant la justice des délits prévus par la loi ;

• Défend la liberté d’expression, d’opinion, de l’information, du commentaire et de la critique ;

• Proscrit tout moyen déloyal et vénal pour obtenir une information. Dans le cas où sa sécurité, celle de ses sources ou la gravité des faits l’obligent à taire sa qualité de journaliste, il prévient sa hiérarchie et en donne dès que possible explication au public ;

• Ne touche pas d’argent dans un service public, une institution ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées ;

• N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;

• Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication ;

• Cite les confrères dont il utilise le travail, ne commet aucun plagiat ;

• Ne sollicite pas la place d’un confrère en offrant de travailler à des conditions inférieures ;

• Garde le secret professionnel et protège les sources de ses informations ;

• Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge.

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (article XI) : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la Loi. »


Constitution de la France (article 34) : « La loi fixe les règles concernant les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ; la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias. »

Déclaration des devoirs et des droits des journalistes (Munich, 1971) : le SNJ, qui fut à l’initiative de la création de la Fédération Internationale des Journalistes, en 1926 à Paris, est également l’un des inspirateurs de cette Déclaration qui réunit l’ensemble des syndicats de journalistes au niveau européen.



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