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  • La Rédaction

Massacre à la tronçonneuse à Magagnosc : suite et précisions à l’élue aux Espaces verts

Mis à jour : 15 janv 2019



Ci dessus, l'oliveraie après la taille de Février 2018


Notre article relatant le massacre à la tronçonneuse de 12 oliviers centenaires à Magagnosc n’a pas laissé indifférents les Grassois : près de 2800 vues en quelques jours, sans compter les commentaires désappointés.


Un échange nous a particulièrement intéressés, il n’est pas paru dans Grasse Matin, mais sur la page « Grasse Renaissance », aujourd’hui le texte a disparu. Il émane de l’élue aux Espaces verts qui s’exprime sur ce « massacre » et reconnait que « je n'ai pas été informée de ce déroulement. »


Nous allons donc répondre à ses propos dont voici l’entame :


« Je me permets de répondre à votre post afin de dérouler ce triste événement non pas en 5 actes mais en trois si vous le permettez.

Acte 1 : En septembre 2017, un incendie de véhicule met le feu à trois oliviers. Le très regretté Jean-Claude Caponi des espaces verts, demande aux équipes de tailler ces sujets ainsi que les autres sur ce talus.

Acte 2 : En 2018, janvier/février, gel très important, en mars beaucoup de neige. La période estivale ne permet pas de reprise de la végétation.

Acte 3 : Coupe des troncs morts. Le peu de rejets a pu être prélevé par les services. »


L’élue a « omis » un acte 3 qui est pourtant essentiel: les oliviers ont été massacrés en février. La coupe ultime des souches n’est que la conséquence de cette coupe destructrice qui n’a laissé aucune chance aux arbres comme le montrent les photos prises à ce moment là.


Donc, l’incendie d’un véhicule met le feu à trois oliviers sur douze… et nous en perdons neuf de plus suite à une taille totale effectuée en février, un mois d’hiver. Et puis, dès les premiers froids, ces oliviers n’auraient-ils pas pu être protégés ?


La question qui se pose alors est : pourquoi ne pas avoir traité « que » les trois arbres touchés par l’incendie et laissé tranquille les neuf autres ? Nous aurions, dans le plus mauvais des cas neuf oliviers en vie…


Le « gel très important » était prévisible, février étant un mois d’hiver et seule l’importance du gel était inconnue, mais supposée… Donc pourquoi ne pas avoir attendu le printemps pour tailler les neuf arbres sains et protéger ceux qui avaient été taillés ?


Puis, avant de conclure par texte long et révérencieux (qui, lui, aurait mérité d’être élagué), apanage cette municipalité, l’élue en forme d’acte manqué, écrit que : « cet événement [est] d'origine accidentelle », point de vue erroné, l’accident n’entre en cause « que » pour trois arbres.


Ensuite : « les arbres, en milieu urbain, ont bien trop souffert de tailles sévères (sic), et il est essentiel que la nature et son développement reprennent leur droit. »

Nous ne disons pas autre chose, Madame, mais nous aurions aimé que cette réflexion se pose avant et non pas après les faits, et à tous les responsables municipaux.


Et pour conclure : « Si je peux comprendre votre colère et votre regret, comme d'autres, je peux vous assurer de ma tristesse en l'état ». Madame, votre colère et votre tristesse sont toutes aussi sincères que les nôtres, mais qu’elles arrivent trop tard.


Les douze oliviers centenaires perdus seront-ils remplacés ?



Voici ici le texte complet de Muriel Chabert :


"Je me permet de répondre à votre post afin de dérouler ce triste événement non pas en 5 actes mais en trois si vous le permettez.

Acte 1 : En septembre 2017, un incendie de véhicule met le feu à trois oliviers. Le très regretté jean Claude Caponi des espaces verts, demande aux équipes de tailler ces sujets ainsi que les autres sur ce talus.

Acte 2 : En 2018, janvier/février, gel très important, en mars beaucoup de neige. La période estivale ne permet pas de reprise de la végétation.

Acte 3 : Coupe des troncs morts. Le peu de rejets a pu être prélevé par les services.

Voilà pour l'historique.


En ma qualité d'élue aux espaces verts, je n'ai pas été informée de ce déroulement. Je tiens à vous rassurer sur l'attention que les services des espaces verts portent aux végétaux et le travail conséquent quotidien qu'ils assurent tout au long de l'année. Si je peux comprendre votre colère et votre regret, comme d'autres, je peux vous assurer de ma tristesse en l'état.

Hors mis cet événement d'origine accidentelle, les arbres, en milieu urbain, ont bien trop souffert de tailles sévères et il est essentiel que la nature et son développement reprennent leur droit.


Avec Mr le Maire, pleinement en phase avec ce constat, avec le chef de service des espaces verts,Mr Christophe Goffin, dont les compétences sont reconnues en la matière, j'ai tenu à mettre en place, et ce, depuis cet automne une charte sur la gestion de l'arbre avec l'association sequoia.

Je vous invite donc à lire dans le prochain kiosque l'article dédié à cette décision majeure qui me semble être le meilleur hommage que l'on puisse rendre à notre belle nature."


#Grasse #Grasse06


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