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  • La Rédaction

Il était une fois au beau pays de la Provence Orientale


Il était une fois au beau pays de la Provence Orientale un jeune seigneur qui venait de conquérir le pouvoir. Ce jeune Seigneur, dynamique, bondissant était quelqu'un de bon et généreux. Toutes ses fêtes étaient somptueuses et remplies de victuailles ramenées par son cuistot nommé Alain.


Aussi, quand une de ses conseillères vint le trouver pour trouver une occupation à sa chère maman, il ne pu lui refuser de l'embaucher prestement.


Il rajouta : " c'est pas cher, c'est sur le budget de mes domaines, financés par les bourgeois et les manants soumis à la gabelle, qu'elle soit des nôtres"


Avertie de la manœuvre, une autre conseillère vint le trouver pour placer son brave père à l'abri du besoin. Encore une fois, la demande trouva une issue positive, tant le jeune Seigneur aimait se faire aimer. Son intendant, soucieux de la dépense le héla : " Maitre, nous avons déjà 3 conducteurs de carrosses." "Au Diable l'avarice, en plus, il faut régulièrement aller chercher l'ancêtre quand il rentre de ses agapes à Paris."


Il rajouta : " En plus, c'est pas cher, c'est sur le budget de mes domaines, financés par les bourgeois et les manants soumis à la gabelle, qu'il soit des nôtres"


Un de ses compagnons de combat, secouriste à ses heures dans un musée, s'ennuyait ferme. Devant le désarroi de son ami, l'idée soudain jaillit. "Mon ami, laisse donc là ta chaise et rejoins nous. Tu sera mon chevalier du protocole chevaleresque". "Mais je n'y connais rien Seigneur" répondit avec appréhension le nouvel écuyer. "Au diable les protocoles, tu siègeras à ma droite".


Et il rajouta : " c'est pas cher, c'est sur le budget de mes domaines, financés par les bourgeois et les manants soumis à la gabelle, sois des nôtres"


Un ancien conseiller de son vieux père, trainait toujours dans la salle du conseil, cherchant toujours à distribuer un conseil, recevoir un compliment, partager une table bien garnie...Son vieux père bien attristé par l'errance de son vieux compagnon enjoint son fils, le jeune et fringuant Seigneur, de lui trouver une occupation à la hauteur de ses finances. "Mon ami, je te nomme à mon cabinet spécial de mon grand domaine. Il n'y a pas grand chose à faire car mon autre chef de cabinet travaille bien, mais tu auras un bureau et des carte de visite et des indemnités pour ta peine."


Et il rajouta : " c'est pas cher, c'est sur le budget de mes domaines, financés par les bourgeois et les manants soumis à la gabelle, sois des nôtres"


Un autre ancien conseiller de son vieux père, lui aussi cherchait à gratter quelques écus. Pourtant il était retraité des Carrosses du Royaume de France, où il officiait comme conducteur de carrosse rapide, le must de l'époque. Il vanta sa connaissance des cérémonies patriotiques, son expertise dans la gestion du trafic calèches à la sortie des écoles et son sens de la négociation avec les gitans diseurs de bonne aventure. Séduit, le jeune Seigneur lui octroya immédiatement un bourse de 13 000 ducats par an pendant quelques lunes.


Et il rajouta : " c'est pas cher, c'est sur le budget de mes domaines, financés par les bourgeois et les manants soumis à la gabelle, sois des nôtres"


Et ainsi de suite jusqu'à que les caisses soient vides.


Ce ne sont ici que les cas les plus softs. La suite au prochain numéro.


NDLR : Cette article ne traite pas des personnes, c'est pour cela qu'il n'y a aucun nom, mais de la pratique d'employer des personnes de son entourage, souvent en doublon, sur le budget de la Mairie ou de la communauté d'Agglomération, sans réel besoin pour la collectivité.


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