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  • La Rédaction

Gare à la vérité !

Mis à jour : 27 mai 2019



Le chef d’agence de Nice Matin (Antibes-Cannes-Grasse), Eric Farel, n’est pas content. Mais alors pas du tout !


Et dans l’édition du 24 mai, il le fait savoir dans sa rubrique « politiquement incorrect », qui n’a jamais autant mérité son titre. Dans un billet acide et injuste dont il a le secret.

Il n’apprécie pas les propos que nous tenons dans le blog « Grasse Matin ». C’est son droit.


Tout comme il est du notre de ne pas apprécier ce qu’il publie dans les colonnes dont il a la responsabilité.


Cela s’appelle la liberté d’expression.


Et quand il publie sur le site Internet du quotidien que « la rédaction de Nice Matin est attaquée », c’est pathétique et bien entendu faux !


Contrairement à ce que prétend le chef d’agence, ce ne sont pas des attaques contre une profession, mais des constatations, amères.


Donc, dans ce billet, Eric Farel y va franco… mais sans préciser son propos. C’est dommage, mais plus simple.


Il laisse entendre que nous manquerions d’objectivité…mais sans en apporter la preuve !


Il écrit que nous aurions « verrouillé [nos] cibles, Jérôme Viaud et Nice Matin ». « Exégètes férus d’objectivité (!), ils décortiquent l’action du maire de Grasse et les écrits de nos rédacteurs avec la même attention bienveillante qu’un fauve pour sa proie (…). »


« Qu’un fauve pour sa proie » ! Il est vrai que dès que l’on touche au maire de Grasse, les opposants au maire sont, soit « des loups qui sortent du bois », soit des « fauves », pour Eric Farel, qui visiblement aime bien les prédateurs.


Belle défense pour le maire qui n’a toujours pas réfuté quoi que ce soit. Son avocat n’aurait pas dit autre chose.


Puis, à court d’argument(s) justifé(s), il tente de nous salir en comparant nos écrits à ceux d’une partie de l’extrême droite varoise (RN), lorsqu’il était chef d’agence à Fréjus. Et qu’il a combattue.


C’est bas !


Il est bien connu que l’insulte remplace très souvent l’absence de dialogue constructif et l’objectivité : « Les loups, les fauves, l’extrême droite ». Quoi d’autre la prochaine fois, quand il s’écrira un article qui déplait ?


Selon le chef d’agence de Nice Matin, nous devrions nous taire, acheter Nice Matin (s’abonner ?), lire béatement ses articles, les applaudir, se pâmer, écouter attentivement le maire et opiner du chef, sourire et dire amen. Et se coucher ? Et bien non !


Nous sommes encore en démocratie. Il est vrai que dans ces conditions, la démocratie ne serait qu’un mot qui aurait fait le tour du monde et qui n’en serait jamais revenu.


Il ne manquerait plus que le rédacteur en chef de Nice Matin se fasse convoquer par le Maire de Grasse pour que ce dernier soit bien mis en valeur dans les colonnes du quotidien ; ou que le chef d’agence, vilipende à la table d’un restaurant de Mougins ses rédacteurs (hors de leurs présence), en disant d’eux qu’ils donneraient plus de place à l’opposition qu’au Maire dans les comptes-rendus des conseils municipaux. La boucle serait bouclée.


La rédaction de Nice Matin serait attaquée, de l’intérieur ? Oh !


Pour nous, bien évidemment, il n’y a aucun mépris pour la presse ou pour les journalistes, contrairement à ce qu’affirme Eric Farel qui voit en cette posture grotesque, un artifice faisant oublier le fond. Mais des traitements d’informations qui laissent une autre impression dans l’esprit des lecteurs que celui d’une information complète et impartiale.


Nous, nous ne nous permettrons pas de conseiller, ou pas, aux Grassois de lire Nice Matin avec suspicion, mais simplement de compléter leur(s) information(s) avec "Grasse Matin". Ils feront seuls la différence.


Car tous les faits que nous traitons sont réels et que nous détenons les preuves de ce que nous avançons.


Un aphorisme journalistique dit : « Les faits sont sacrés, les commentaires sont libres ».

Dans son billet acerbe et injuste, Eric Farel a critiqué nos commentaires, sans remettre en cause les articles que nous écrivons. C’est pour nous l’essentiel.


Pour conclure, une citation de Beaumarchais : « Il n’est point d’éloge flatteur, sans liberté de blâmer. Il n’y a que les petits hommes qui craignent les petits écrits. »


Il est vrai qu’à la suite de cette saillie, Beaumarchais passera quelque temps dans les cachots de la Bastille.


Mais depuis bien longtemps, la Bastille a été prise par le peuple.


#Grasse #Grasse06 #JeromeViaud

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