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  • La Rédaction

Fermeture de Monoprix : le centre-ville s’appauvrit…

...et les Grassois vont encore subir une tentative d’urbanisation désastreuse et coûteuse !



Monoprix devait être la « locomotive » du futur projet de la ZAC Martelly.


Ce projet qui a déjà englouti plus de 10 millions d’euros, sans aucune réalisation, n’est plus qu’un train fantôme sans rail… et maintenant sans « locomotive ».


Ce fiasco supplémentaire est à mettre au passif des municipalités Leleux et Viaud.

Et ce n’est pas tout ! A la fin de cette année 2019, la Ville devra rembourser les 6M€ qu’elle a emprunté à l’Etablissement public foncier (EPF), si le projet n’est pas réellement engagé.


C’est sans compter l’achat du garage Rolland (4,3M€) par la Ville qui en a assuré le désamiantage. Encore une bonne affaire ! Que va devenir ce bâtiment si le projet ne voit pas le jour ? La seule chose qui soit sûre à cet instant, c’est l’excellente affaire réalisée par l’ancien propriétaire du garage.


Voilà pour le volet « technique ».

Le volet social est encore plus délicat. Et cruel.


Depuis plus de soixante ans Monoprix était devenu sans conteste un acteur majeur du tissu économique et social du centre-ville. Et les commerces vont avec cette mauvaise nouvelle subir eux aussi le contre coup de cette fermeture.


L’« outil » commercial indispensable pour les Grassois du centre-ville qui trouvaient en cette enseigne tout ce dont ils avaient besoin… sans à avoir à se déplacer dans des transports en communs sclérosés par une circulation largement et souvent embouteillée.


Il faut préciser que Monoprix s’est implanté dans une zone stratégique, géographique et commerciale. Cela constitue un avantage non négligeable pour les personnes âgées, ou non, ayant des difficultés à se déplacer et des concitoyens qui ne disposent pas de moyens de locomotion. Où ceux dont les véhicules sont garés sur des parkings non payant, (ils sont de plus en plus rares), n’ont pas l’intention de perdre un bon emplacement.


D’autant plus que la population du Centre historique, avec une moyenne de revenu par habitant se situant à près de 40% plus bas que le seuil de pauvreté, est classée par l’Etat en « quartier prioritaire ». Le départ de Monoprix pour 2020 est vécu comme un véritable abandon par la population.


Dans la conception du projet de la ZAC Martelly, l’actualité vient cruellement rappeler que le côté humain a été ignoré au profit de l’intérêt financier. Ce n’est pas surprenant.

Au fait, pourquoi les travaux de la ZAC Martelly n’ont-ils pas commencé, puisqu’il n’y a aucun recours devant les tribunaux ?


Pourquoi le seul promoteur qui devait construire la ZAC Martelly n’a-t-il pas encore signé de contrat ?


La nature friable des sols serait-elle la cause majeure de cette absence de travaux, de cette non-signature ?


Il y a de grandes probabilités. En effet, le projet se trouve sur la rive droite du vallon du Rossignol où, en 1994, selon les spécialistes (BIOTEC biologie appliquée) appelés à travailler sur cette zone sensible, précisaient, dans un rapport rendu trois ans plus tard que : « (…) De nombreux problèmes d’érosion liés aux propriétés géologiques du site et à sa topographie cumulés à la présence de décharges sauvages (…).


(…) Compte tenu du caractère géologique particulier du site (dissolution du gypse par l’eau) (…).

(…) Il a fallut dimensionner les ouvrages de stabilisation du vallon à partir d’une approche plus pragmatique basée sur l’observation et la compréhension des différents phénomènes contribuant aux désordres constatés (…).


Les auteurs du rapport précisaient aussi que : « (…) La Ville de Grasse a mandaté le bureau d’étude « BIOTEC biologie appliquée » afin d’établir un projet d’assainissement et de revalorisation (« revitalisation ») de ce vallon et d’en assurer le suivi et la direction des travaux (…). »


Alors, que penser ?


Jérôme Viaud et son équipe, ont-ils été au courant de la fragilité du vallon du Rossignol en se lançant dans le projet de la ZAC Martelly… Ou le maire et ses proches responsables municipaux ne se sont pas souvenus que cette zone était fragile… ou que personne n’a fait de recherche… ou en étant au courant sont passés outre pensant que, peut-être, cela s’était tassé ?


Allez savoir.


#Grasse #Grasse06 #JeromeViaud

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