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  • La Rédaction

Fermeture de Monoprix : Jérôme Viaud en super-héros dans Nice Matin !





Le 25 février dernier, le quotidien local n’a pas hésité à sortir le grand jeu. Façon bonneteau.


Le sujet abordé est la fermeture de Monoprix programmée en 2020, si le projet de la ZAC Martelly voit le jour.


L’article est titré : « Pour la survie de Monoprix, Jérôme Viaud fait le forcing ».

Quelle familiarité ! Et pourquoi pas « Jéjé fait le forcing », tant qu’on y est. Quand-même ! Cette familiarité est curieuse et troublante : en effet, quand on est familier c’est avec ses amis, sa famille.


« Il était plutôt resté discret jusqu’ici », commente en début d’article l’auteur du sujet.

Et pour cause.


Rappelons les faits : si Monoprix a l’intention de fermer, c’est suite au projet Martelly qui s’enlise notamment dans le vallon du Rossignol et son sous-sol instable, avec les risques encourus sans compter les méandres du dossier.


Mais au fait, qui est à l’origine du projet Martelly ?... Si ce n’est l’ancien maire de Grasse, Jean-Pierre Leleux et Jérôme Viaud, qui poursuit l’œuvre de son mentor.


Force est de constater que Martelly est un projet comme tant d’autres à Grasse, un projet dont l’impéritie flagrante semble être devenue depuis plus de vingt ans un sport local… sauf pour les Grassois qui encaissent les coups.


Un projet dont personne ne peut dire quel est le coût prévu.

Un projet dont personne ne peut dire quand il verra le jour, si un jour il le voit.

Un projet, s’il reste en l’état, aura sur les bras le garage Rolland, dont beaucoup d’observateurs se demandent à quoi il pourra servir.


Un projet dont les responsables municipaux vont devoir rendre des comptes financiers à l’Etablissement public foncier (EPF) à la fin de cette année 2019.


Un projet lancé en 2012, qui ne « devait rien coûter à la ville », selon Jean-Pierre Leleux qui avait comme directeur de cabinet adjoint Jérôme Viaud.


Alors, pour être encore plus précis, ou cruel, c’est selon, le maire de Grasse ne peut qu’espérer que le projet Martelly ne voit pas le jour… pour espérer sauver Monoprix.

C’est du Sophocle, style Œdipe Maire, l’inceste en moins.


En conclusion de cet article, Jérôme Viaud, pardon, Monsieur le maire de Grasse, précise : « (…) Malgré les rumeurs et les mensonges le projet de requalification du projet (sic) avance. Le calendrier est maîtrisé et sera présenté bientôt. »


Le projet Martelly va donc être requalifié… Et comme personne ne peut donner le coût originel du projet, nul pour l’instant ne pourra dire à combien va se monter sa « requalification », sans que cette légitime interrogation ne fasse partie du sujet de Nice Matin. Ça aurait été intéressant, non ?


C’est logique ! Puisque qu’aucun financement spécial n’a été annoncé par le maire et les services concernés. Il n’y a eu que des interventions au coup par coup via la SPLPGD (Société publique locale pays de Grasse développement), la CAPG, ou le budget général municipal, donc aucune visibilité sur le coût réel de l’opération Martelly.


Les responsables municipaux, maire en tête, ne s’y seraient pas pris autrement s’ils avaient voulu cacher le financement de la ZAC Martelly. Le prix pharaonique (encore un), l’état du terrain, et quoi d’autre encore tant cette boite de Pandore est grande.


Une autre précision qui conforte les lignes précédentes : aucun comité de pilotage avec des élus représentant le conseil municipal n’a été organisé, contrairement à ce qui s’est toujours fait jusqu’en 2014.


Cela ne veut pas dire que ce projet est irréalisable. Cela veut dire que, vu le terrain instable, il va falloir prendre des garanties de construction plus importantes que prévues, que


… (CQFD). Que les coûts de constructions, notamment les logements, risquent d’être tirés à la baisse et donc de moindre qualité.


Avec la ZAC Martelly et son imbroglio, la première impression est toujours la bonne, surtout si elle est mauvaise.


#Grasse #Grasse06 #JeromeViaud





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