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  • La Rédaction

En manque d’entretien l’ancienne voie du Sud s’effondre petit à petit : la Ville pare au plus pressé



Lors d’un article sur de l’ancienne voie des chemins de fer du Sud de France (23/08/18), qui va du rond-point des Chasseurs-Alpins à Magagnosc, (avenues de Provence, Saint-Exupéry et Saint-Laurent), nous évoquions l’état dégradé, inquiétant, voire dangereux par endroits de cette voie de circulation pour ses usagers et riverains.

Nous précisions que la chaussée s’affaissait par endroits d’au moins 10 cm et rendait la conduite dangereuse. Que les passages répétés de poids lourds, bus sur une structure inadaptée contribuaient à sa dégradation. Et à l’exaspération des riverains qui subissent les nuisances. Nous évoquions encore les ouvrages d’art, ponts, passerelles, tunnels dont personne à la Ville ou ailleurs ne pouvait dire s’ils étaient encore adaptés au trafic des temps moderne. Des derniers événements récents viennent apporter des éléments inquiétants à la situation.

Les contreforts se trouvant justes avant l’ancienne passerelle piétonnière qui enjambe la voie, avant le pont Félix-Martin, viennent de s’effondrer.

Les services de la Ville sont intervenus. Ils ont purgé le talus, enlevé les pierres qui avaient roulé sur la route. Les services municipaux ont aussi coulé du béton pour stabiliser en marge du contrefort restant avec un coffrage, « de bric et de broc », qui interpelle des riverains. Pour limiter le ravinement des parties dénudées de roches, un plastic a été posé, tel celui posé sur l’éboulement situé en face de la gare SNCF, à la hauteur du rond-point Pierre-Sémard – Chemin des Capucins.

Des riverains précisent aussi qu’ils sont eux-mêmes intervenus, en face des Cèdres, pour enlever des pierres qui étaient menaçantes et coupé des plantes envahissantes. Il faut dire que ces riverains qui militent pour leur quartier, attendent toujours de la mairie des réponses à leurs courriers, « Ils sont sourd et muets, nous allons devoir leur apprendre le langage des signes ? »

Il y a presque un an, un autre éboulement sérieux s’était produit, toujours sur la même voie de circulation, après le tunnel de Grasse, en direction du rond-point des Chasseurs-Alpins. Un autre aussi avant le boulodrome en direction de Magagnosc, à hauteur de l’autre passerelle, celle des Lauves.

Tous ces effondrements, ont un signe en commun, il y a des habitations au-dessus et en dessous.

Le maire de Grasse, Jérôme Viaud avait déclaré, en août 2018, en réponse à l’inquiétude des riverains, qu’il allait engager pour 60 000€ de travaux « sur les trois zones affaissées, en octobre, pour 60 000 euros. » Et le reste de la chaussée ?

Depuis cette annonce des travaux ont été engagés, ils n’étaient pas faits pour sécuriser la route mais pour un réseau de télécom. Seules quelques plaques de goudron ont été posées aux alentours du chantier. Elles laissent à penser que c’est le surplus de goudron qui a servi à reboucher la tranchée des travaux qui a été utilisé

Alors, cette promesse de 60 000€ de travaux, est-ce encore une énième manœuvre de communication des services municipaux dont le maire est friand, ou les travaux n’ont pas encore été engagés et le seront au plus près des élections municipales ?

En effet pour les observateurs, pour des travaux qui mettraient en sécurité la voie de circulation, c’est bien plus de 60 000€ qu’il faudrait, d’autant plus que l’effondrement du contrefort près de la passerelle, ainsi que les autres vont alourdir la note.

Si les intempéries sont en cause dans ces éboulements inquiétants, elles ne peuvent pas totalement être tenues pour responsables de ces situations, ce serait trop simple. Cela voudrait dire aussi que l’on exonère de leurs responsabilités les élus en charge des dossiers.

Le manque d’entretien criant en est la cause principale.


#Grasse #Grasse06

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