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  • La Rédaction

Cryptosporidiose, Covid19 : les résultats d’une gestion sans vision et vide de sens.



Nous sommes en train de vivre une séquence terrible et inédite.

Inédite car le confinement – presque – annoncé de 6 semaines est une première dans l’Histoire et les conséquences sont aujourd’hui très difficilement envisageables sur le plan économique et social.

La sortie de cette crise sera un bon indicateur pour savoir si nous sommes un peuple résilient et solidaire.


Terrible car nous déplorons plus 2600 morts à cette heure dont plusieurs personnels soignants. Et les décès de ces professionnels dévoués doivent nous interroger.

Sans nous lancer dans une polémique stérile, car cette question a déjà été évoqué par plusieurs hauts responsables de la Santé publique, des praticiens, que s’est-il passé pour que nous retrouvions, sans masques en nombre suffisant pour ceux qui sont en première ligne, et, sans capacité de produire rapidement les nombreux tests qui pourraient nous permettre d’isoler les personnes infectées ?


Concernant les masques, il y a quelques années le gouvernement Sarkozy, puis Hollande, ont décidé de faire des économies en réduisant le stock tampon, l’exemple parfait d’une gestion bureaucratique et purement financière de notre Etat.


Aujourd’hui, nous sommes obligés aujourd’hui de nous tourner vers la Chine pour pouvoir répondre aux besoins vitaux de nos soignants, car notre industrie française, européenne, ne peut tout simplement pas répondre.

Cette crise aura sans doute le mérite de faire poser les bonnes questions stratégiques à nos responsables politiques, s’il en reste de haut niveau et d’envergure, -ce qui est loin d’être acquis- où est notre souveraineté ?

A quel moment sommes-nous devenus aussi vulnérables ? Le Général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe !


Comme nous le découvrons chaque jour, nous sommes dépendants de la Chine et des Etats-Unis, là pour les masques, là pour les matières premières qui permettent de fabriquer les tests.

La Chine a fait montre de sa grande capacité à répondre vite, fort et précis à une menace. Les chiffres officiels chinois sont néanmoins à prendre avec les précautions d’usage, des informations contradictoires étant diffusées, mais dans une guerre de l’information, il est parfois peu aisé de connaître les réalités locales.

La Corée du Sud, idem, en venant de sortir un kit de test facile à fabriquer et rapide à utiliser, là où encore le Président du Conseil Scientifique qui est consulté par Emmanuel Macron, affirmait il y a quelques jours encore en direct que les processus de test étaient fastidieux.


Nous nous en doutions un peu aux vues des ventes successives de nos fleurons industriels nationaux et européens à des grands groupes non européens ou à fonds de pensions, nous sommes dirigés par des gens qui n’ont aucune idée de ce qu’est la souveraineté et la géopolitique de long terme.

Depuis 30 ans, les grands hommes d’Etat qui ont relevé la France et lancé de grands programmes nationaux et européens (Nucléaire, TGV, Airbus, Santé...) ont laissé la place à des gens, sans doute intelligents, mais sans vision de l’Etat Nation au sens noble du terme.


Sans doute, parce que ces gens n’ont pas connu les affres d’une Nation bafouée, asservie et privée de tout par un envahisseur.

Nous ne sommes pas envahis, mais nous ne sommes plus totalement maîtres de nos industries et notre avenir.

Va-t-il falloir attendre une grosse catastrophe pour que le bon sens reprenne ses droits ?


Malheureusement cette analyse est parfaitement transposable à une échelle plus modeste, au niveau de notre commune, ici à Grasse, avec la crise sanitaire que nous vivons avec la cryptosporidiose. Le Canal du Foulon a 70 ans et attend depuis 30 ans sa réfection, et depuis 1997 que les sources soient protégées.


La gestion de la ressource vitale, auparavant en régie municipale, a été cédée pour 20 ans à un groupe privé par JP Leleux et de nombreux élus adjoints que l’on retrouve dans la municipalité Viaud.

Ce groupe privé, SUEZ qui encaisse les factures, pare au plus pressé quand il y a un problème significatif, et n’oublie pas de vous facturer annuellement les 8 milliards de litres d’eau perdus dans la nature par manque d’entretien, soit 15% de la consommation.

Nous traduisons : SUEZ ne dépense -presque- rien pour l’entretien, mais nous facture 15% d’eau que nous ne consommons pas. Cela relativise le « cadeau » de l’abonnement…


La régie municipale n’a jamais perdu d’argent et c’était un service souverain des grassois, dont chaque franc, euro, allait dans les caisses de la régie. Nous maîtrisions alors notre eau de A à Z : l’adduction, la distribution, l’entretien et le prix.


Comme nous avons pu le constater, les maires successifs n’ont pas fait (intentionnellement ?) leur travail de contrôle de Délégation de Service Public.

Malgré plusieurs avertissements, aucune réfection majeure n’a été engagée pour réparer le canal depuis 25 ans, il a fallu attendre 2018 avant que les premières sections soient changées, à la vitesse de 1 km ou moins par an, soit un canal refait dans 23 ans.

Les Chinois doivent bien rire devant tant d’inconséquence, eux qui ont construit un hôpital de 1000 lits en 11 jours. Pourquoi est-ce aussi lent ? Des problèmes techniques ou financiers ? Les deux ? L’eau, c’est pourtant vital.


En 2016, la Justice et l’Etat ont mis J Viaud dans l’obligation de créer un syndicat mixte de gestion du Canal du Foulon (SIEF) afin que toutes les communes aient un droit de regard sur la gestion de la ressource.


Depuis des années, JP Leleux et JV ont fait un lobbying forcené pour déléguer à Suez la gestion du Canal, alors que ce Canal appartient à l’Etat.

Nous sommes exactement dans ce cas, ou nos gouvernants favorisent une gestion à court terme, purement financière, au risque de perdre notre souveraineté et nos compétences et donc nous affaiblissent.


Car le vrai sujet est celui-ci. En transférant nos services vitaux à des sociétés privées, nous transférons notre compétence et donc notre souveraineté, la valeur de notre collectivité. Aujourd’hui, l’eau, les cantines, les parkings (partiellement), certains espaces verts, l’éclairage, etc. sont gérés par des sociétés privées.


Cela pourrait être une bonne chose si les services étaient rendus : une eau empoisonnée, des repas insipides, des revenus captés et des prix prohibitifs, etc.


Factuellement, J Viaud est à la tête d’une coquille vidée de sa substance, faible à tout point de vue, où les véritables meneurs de jeu n’apparaissent jamais en première ligne.


Le chemin sera long pour reconstruire une collectivité forte et maîtresse de son destin et non pas à la merci d’intérêts privés qui finalement font la pluie et le beau temps.


#JeromeViaud #Covid19 #Mun06130

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