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CA BOUGE A GRASSE! Avenue Pierre-Sémard - gare SNCF des travaux ont fragilisé le sol



La nature sublimée




CA BOUGE A GRASSE!! Avenue Pierre-Sémard - gare SNCF

des travaux ont fragilisé le sol


Ça bouge à Grasse !


Le vallon qui se trouve entre le SPAR (à gauche de la gare) et la résidence l’Adret (en face de la gare), a-t-il bougé il y a un peu plus de deux ans, suite à des travaux, lors de la construction d’une route visant à désenclaver l’Adret et un futur projet immobilier ? C’est le sentiment qui est partagé par des riverains et des observateurs des lieux.


Plusieurs éléments concrets permettent de le penser, sans que l’on puisse évoquer une imagination fertile, ou galopante.


En septembre 2016, à la suite de gros travaux créant une nouvelle route, une importante coulée de boue envahi l’avenue Pierre-Sémard ainsi que le parking de la gare SNCF et ses environs. Fallait-il que cette coulée soit importante pour passer le muret qui sépare l’avenue du parking.


« Je venais à la gare prendre le bus, quand j’ai vu que la boue avait envahi la chaussée, le parking de la gare et son parvis : en marchant on évitait de chuter. J’ai fait des photos, car ça m’a paru curieux, maintenant je comprends », se souvient un témoin.


Plusieurs autres éléments viennent étayer l’hypothèse du mouvement de terrain.

Tout d’abord le chemin piétonnier des Chasseurs-Alpins qui relie l’avenue de Provence (à hauteur des Ets Piasco) à l’avenue Pierre-Sémard. Son parcours a changé lorsque les travaux de la nouvelle route ont commencé. Il serpentait alors jusqu’à L’Adret. Ce n’est plus le cas : il s’arrête net en haut de la nouvelle route, un escalier tout neuf à la pente sévère de 53,5% le termine !


Une question vient à l’esprit : pourquoi un tel escalier à la pente aussi abrupte ? Par sa raideur, il fait avant tout penser à un étai qui vient soutenir un pan du vallon, juste en face du chemin fermé… où plusieurs crevasses ont été constatées.


…Mais voilà que ce chemin qui était fermé depuis deux ans par de sévères grilles vient d’être rouvert à la disqueuse par des employés municipaux, le 15 janvier. Ces mêmes employés ont aussi cimenté les crevasses qui coupaient le début du chemin, ils ont laissé celle du muret qui sépare la propriété de droite.


Les travaux du projet immobilier qui devait être construit non loin du SPAR semblent pour l’instant arrêtés. Les futurs travaux de terrassement de l’immeuble et son poids ont certainement joué sur l’arrêt du projet.


Tous les flancs de la nouvelle route ont été cimentés pour les consolider. Ils l’étaient avant la coulée de boue de septembre 2016, ce qui démontre que les concepteurs avaient conscience d’un risque. Sur le côté opposé, le sol est recouvert de bâches et des arbustes ont été plantés.


Autrefois, c’était un endroit où un petit chemin serpentait entre les arbres et les buissons. Maintenant, la végétation a quasiment disparue, une immense plaie béante bétonnée et goudronnée l’a remplacé, à la suite d’une tentative d’un projet immobilier pour l’instant suspendu.


C’est certainement ce que le maire de Grasse, Jérôme Viaud, appelle, à chaque fois qu’il en a l’occasion, « La nature sublimée ».


D’autant que ces désordres ne sont pas les seuls constatés dans le quartier. En 2018 un éboulement a eu lieu juste avant le rond-point avec le chemin des Capucins. Puis un autre s’est produit après le rond-point de la gare… Les deux éboulements n’ont pas été réglés, seules des bâches couvrent la terre mise à nue.


Il y a une dizaine d’années, lors de la construction de l’immeuble situé en bas du chemin des Capucins, « Le Clos des Glycines », un mouvement du sol avait stoppé net les travaux pendant de longs mois avant qu’ils ne reprennent.


Pour compléter ce tableau navrant et risqué, le 2 février 2016, parait un article de Nice Matin. Il a une photo sur laquelle on constate que la végétation est encore bien présente dans le vallon. Ensuite on voit le maire, Jérôme Viaud poser devant une pelleteuse, avec Philippe Westrelin, premier adjoint, Philippe Bonelli (conseiller municipal, délégué en charge du quartier Saint-Claude, de la gestion des risques naturel et technologique et du plan de sauvegarde (sic), Nicole Nutini (adjointe en charge des fluides, de l’eau, de l’assainissement individuel et collectif, de l’hygiène, de la salubrité publique, de la lutte contre les nuisances sonores et environnementales, de la police de débroussaillement (re-sic).


Le titre de l’article ? « Le quartier de la gare à Grasse en voie de désenclavement ». Le saccage venait de commencer, le sourire aux lèvres. Mais ça, c’était avant.

L’article commence par : « En janvier 2017, depuis le rond-point de la gare, la petite rue Pierre-Sémard qui mène à la résidence de l’Adret, permettra de rejoindre les autre HLM et l’avenue côté SPAR. »


Puis, « Il faut reconnaitre que ce quartier a besoin d’un coup de neuf. Sans parler de la seule voie d’accès aux résidences. Ça finit en cul-de-sac. On a un mal fou à s’en dépêtrer. Et du coup, ça donne aux gens un sentiment d’insécurité latente. On a besoin d’un peu d’air. Si, comme ils disent, il va y avoir une vraie route qui mène jusqu’au SPAR, ça va nous faire du bien. Ça va décongestionner tout le secteur », déclare un riverain « anonyme », selon le quotidien. Qu’en penserait-il aujourd’hui, ce riverain « anonyme » ?


Si dans l’article le lecteur apprend que c’est un chantier à « plus de 2M€ », le texte ne précise pas qu’un projet immobilier devait voir le jour à côté du SPAR, ce qui peut aussi expliquer ce chantier à « plus de 2M€. »


Pour l’instant c’est le statu quo.

La Ville attend certainement que ça se tasse. Les riverains et les usagers encore plus.


#Grasse #Grasse06 #JeromeViaud

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